Victime de l'affaire DUTROUX.

Wednesday, February 16, 2005

Article paru dans le journal Le Soir du 06/03/2004.

"MENEZ UNE ENQUETE SUR L'EX GENDARMERIE"

UN ARTICLE DE MARC METDEPENNINGEN

L’hommage rendu jeudi par le juge d’instruction Jean-Marc Connerotte à Philippe Aouali, ce ressortissant français instrumentalisé par la gendarmerie pour justifier la mise sous protection des magistrats de Neufchâteau, a été accueilli par Philippe Aouali comme un soulagement. J’attendais cela depuis 8 ans, nous a-t-il déclaré. C’est une délivrance. Le juge Connerotte est un chouette type qui, comme moi, a souffert de toute cette affaire. Philippe Aouali, faussement présenté comme un complice de Dutroux, fut arrêté en France sous l’accusation d’avoir enlevé deux jeunes filles de Bouillon qui n’étaient qu’en fugue. Dans sa voiture fut retrouvé l’équivalent de 300.000 FB, ses économies, présentées comme l’argent du prétendu contrat lancé contre le juge Connerotte et le procureur du Roi Bourlet. Le 23 mars, précise Philippe Aouali, je serai reçu avec mes avocats chez le juge d’instruction de Charleville-Mezières. J’ai déposé plainte avec constitution de partie civile. La police judiciaire française m’a déjà entendu. Je compte obtenir de l’Etat belge des indemnités pour toutes ces années passées à souffrir. Le Français, qui a dû changer de nom en raison de son assimilation à Marc Dutroux, veut connaître les raisons qui amenèrent la gendarmerie belge à l’utiliser dans ce que le juge Connerotte a qualifié jeudi à Arlon de manipulation. Je veux savoir. Je ne comprends pas qu’aujourd’hui, on ne sait toujours pas par quels gendarmes toute cette manipulation fut organisée. Je veux que la vérité éclate. Je veux savoir les noms de ceux qui m’ont fait tant de tort. Ses avocats ont déjà rencontré le juge Connerotte. Philippe Aouali se déclare désormais libéré du poids qu’il supportait depuis si longtemps. Je veux être entendu comme témoin au procès d’Arlon. Je pourrai apporter des informations intéressantes. Je veux aussi lancer un appel solennel à la ministre belge de la Justice et à son collègue de l’Intérieur : il faut mener au sein de l’ex-gendarmerie, et surtout de son état-major, une enquête pour que la vérité éclate. Je crois que c’est aussi ce que la Belgique veut savoir.•

0 Comments:

Post a Comment

<< Home